Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 17:26

Ma tablette ne se rallume pas : elle est sous garantie, mais....

Si vous vous trouvez sans ordinateur, ne faites pas comme moi : j'ai acheté une tablette parce que ma filleule en avait une et semblait s'en servir beaucoup.

En réalité, ces engins sont dotés d'une très faible mémoire.

Je ne pourrais pas repasser au cyber-espace, puisque je  n'ai pas du tout d'argent, même pas de quoi bouffer ce qui reste la meilleure méthode pour maigrir.

Je m'interroge sur le sens des blogs !

Par Elisabeth de Hautségur - Communauté : Pour un monde uni par des liens de respect et de coeur
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 08:24

Emue par mon article de Méharées de Maryam où j'esquisse ma sortie de l'enfance, soyez purs devant l'énigme, les points de suspension. Ne rajoutez pas ce dont vous ne savez rien. Gardez la suggestion et l'énigme. Vous entendrez la mélodie du texte. Aimer s'apprend et s'initie doucement au fil des ans. Dépasser les étapes risque de conduire à la déception.

Amie, tu étais si triste d'avoir pris la pillule à seize ans, et de te découvrir objet. Tu étais athée, menant une vie très dure, seule salariée dans la maison où étaient ta soeur, ses amants, les tiens, la drogue.

Qu'avais-tu deviné en moi pour confier ton tourment? " Je vais devoir me faire avorter pour la troisième fois". " Mater dolorosa", Dieu était un salaud s'Il ne venait pas à ton aide, alors que tu soutenais les autres depuis longtemps, toi l' orpheline.

Je t'ai demandé quelques détails sur ton cycle menstruel : le retard de tes règles ne disait pas que tu étais enceinte. Nous allions espérer ou prier, car tu ne pouvais pas élever un enfant au sein d'une vie trop dure.

Amies, vous m'avez émue par  votre confiance. Je vous avais avoué ne pas pouvoir supporter, psychologiquement, un avortement, ayant été précédée par un enfant mort in utero. Je vous avais avoué mes angoisses lors de viols où je ne pourrais ni garder ni avorter de l'enfant du viol.

J'étais une des dernières femmes n'ayant pas eu droit à la pillule à seize ans. Je fus très fougueuse, un peu plus tard.

Jeune amie à la vie trop dure, tu me savais fidèle, et un matin, le visage radieux, tu me dis avoir tes règles. Quel bonheur! Il y a des limites à l'épreuve.

Jeune amie, Dieu fut un salaud quand ta soeur se jeta sous le métro, et je reste traumatisée ne pouvant supporter cette station. Un nom fruité accueillait ta soeur : Lariboisière !!! Assises dans l'escalier, nous attendions ravagées, en pleine nuit.

Le chirurgien prononça des mots pour lesquels je l'ai engueulé : " Pas de bobards! La vérité"!. Bouleversé par notre groupe ayant vu toutes les horreurs des hôpitaux, il nous promit qu'il disait la vérité.

Fracture du fémur, état de choc expliquant un coma qui serait de courte durée.

Nos yeux ont ravalé leurs larmes. Pas de laisser aller : nous n'en avions pas la force.

Nous avons quitté " la framboisière ", rentrant à pied chez nous.

Jeune amie, comme moi, tu portas les drames de ta famille, et c'était trop lourd.

Une nuit où je rentrais d'une conférence dans les rues du neuvième arrondissement, je te vis et t'appelai. Bien  que très mince, tu perçus mes trente kilos avec inquiétude. Je t'en ai donné la cause sans détails : tu en savais assez sur la galère. Tu rayonnais de bonheur et d'équilibre : salaud ou non, Deo Gratias. Tu avais coupé tes bandelettes (cf résurrection de Lazare) te libérant du drame de ta soeur vivant en foyer. Peux-tu m'enlever mes bandelettes?

Par Elisabeth de Hautségur - Communauté : Pour un monde uni par des liens de respect et de coeur
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 18:07

Dans un froid glacial, je ne pus atteindre les assedics. J'espère que les stations de métro qui abritent les sans abri sont ouvrtes. Il faut agir très vite en raison des risques d'hypothermie. Il fait trop froid. Je dois me réchauffer : pardon!

Par Elisabeth de Hautségur - Communauté : Pour un monde uni par des liens de respect et de coeur
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 16:40

Mona, ya habibti,

Il me fait chier, ce type, qui ose se mêler de mon budget !!!!  Il est con et mal élevé, cherche à connaître le patrimoine de mon père ce qu'aucun d'entre nous ne sait ni ne veut savoir.

Toi, tu peux me comprendre puisque tu as tenu dix ans avec les sous de ton héritage et de la vente de tes tableaux, dix ans de lutte contre le cancer, dix ans de fous rires, de complicité....

J'aimais bien aller voir ta préparation d'exposition, l'art d'éviter qu'un tableau éteigne une autre toile. J'aimais tes couleurs et j'aimais en complice joyeuse certains épisodes de ta vie, devinés sur tes tableaux. Nous éclations de rire après que j'aie esquissé : " Ca à l'air d'aller bien en ce moment...."

Aucun de tes amis ne s'est mêlé de tes finances : élémentaire entre amis !!!!!

Tu me savais dans la dèche, assumant le boulot nuit et jour, la famille pêtant les plombs, et quand quelqu'un me balançait un nom de camp de concentration, tu prenais ma défense. Tu avais été squelettique pour des problèmes de famille.

Si je te racontais les questions indiscrètes qui me sont posées, tu partirais avec moi dans un gigantesque fou rire.

Mona, c'est un problème de spaguettis : ce fut fatal pour Thomas d'Aquin dont la table de travail avait un trou en demi-cercle pour qu'il puisse mettre son ventre et dérailler en sommes enquiquinantes!

Il me semble qu'il était dominicain si bien que je suppose que des problèmes de spaguettis atteignent un dominicain italien expert en questions indiscrètes !!!

Ce connard de Thomas d'Aquin disait que l'âme arrivait ( par les nouvelles technologies?) au troisième mois de grossesse!

Pépère : elle arrive à la conception ou elle n'existe pas! Cette logique est du niveau de ce que j'enseignais en mathématiques à mes élèves de sixième !!!!

Soufie et méditante, tu étais armée pour la lutte contre l'adversité, et tu rayonnais de joie, malgré ce putain de cancer qui s'étendait.

Tu fondas une association pour les artistes d'Afrique avec ton bel amant offert dans la cure de jouvence  de L'Abbé Soury.

Mona, je comprends que tu te sois cachée, la dernière année de ta vie, ne pouvant plus masquer les ravages de la maladie.

Tu avais des amis proches (pas nombreux) à qui tu osas montrer cette fin pénible.

Dieu avait tout prévu : lors d'un téléphone entre Le Caire et Paris, ton fils comprit qu'il fallait prendre l'avion en urgence. Il t'as accompagnée " Fantôme d'Orient" pour traverser  d'une rive à l'autre.

Mona, je t'aimais beaucoup et me sentais complice, étudiant de très près le choix de tes couleurs. Nous avons tant ri, ensemble ! Un jour où j'étais trop sérieuse en lisant le marc de café, tu pris un fou rire. En somme, ta mère était une duchesse comme la mienne, et j'entends tes grands éclats de rire avec mes histoires de duchesses.

Mona, tu étais belle, très belle, et les gens qui venaient d'exposition me semblaient prêts à t'acheter avec ou sans les oeuvres!Tu détestais que l'on te dise que tu étais belle, alors que tu exposais tes oeuvres.

J'ai trouvé un article de toi dans une encyclopédie et j'en fus émue.

Et tu accumulais les péchés budgétaires, en prenant l'avion pour Le Caire depuis Paris, ou l'inverse.

Tu étais libre, ya habibti.

Par Elisabeth de Hautségur - Communauté : Pour un monde uni par des liens de respect et de coeur
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 09:43

Mon ami,

Tentez de me transmettre ce que vous entendîtes au sujet de mon désespoir. J'ai su que vous aviez demandé à un de mes frères s'il m'était arrivé quelque chose de grave.

Mon ami,

Lorsque je revenais dans votre lieu monacal, vous me parliez toujours de ma soif d'Absolu visible dans mon regard et ce m'était bon. Vous étiez ébloui. Vous ne m'avez jamais réduite à mes pensées sombres qui s'envolaient dans  votre oasis.

Vous aviez compris que le " train train" quotidien m'ennuyait. Vous percevriez ma quête d'Absolu et ma recherche d'un emploi qui y soit consacré.

Mon ami,

J'en suis toujours là et ne sais que faire. Le fric ne m'intéresse pas, même si ma santé me coûte cher.

Mon ami,

Il m'arrive d'avoir une pulsion d'autodestruction dangereuse;Alors, je demande, en priorité, la prière, la présence d'un isolement qui me conduira six pieds sous terre.

Mon ami,

Je suis la femme adultère, je suis l'enfant prodigue.

Je vous supplie : " aidez-moi". Non, AIMEZ MOI !

Il n'y a pas d'autre remède face à la douleur psychique, au désespoir

Aimez-moi et dîtes aux autres de m'apprivoiser et de me manifester leur amour.

Merci. Elisabeth.

Par Elisabeth de Hautségur - Communauté : Pour un monde uni par des liens de respect et de coeur
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